Lettre mensuelle d'information des adhérents - N° 151 - Mai 2023

SOMMAIRE
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1. Électricité solaire – Des tarifs d’achat plus avantageux

Que Choisir a récemment refait les comptes : investir dans le photovoltaïque devient vraiment rentable sur 20 ans depuis que les tarifs d’achat de l’électricité produite ont été revus à la hausse, et ce quelle que soit la région, mais évidemment encore plus dans le sud.

Rappelons qu’il ne faut jamais signer un devis avant de l’avoir évalué sur le site Photovoltaique.info, géré par l’association de référence en la matière, Hespul, et soutenu par l’Agence de la transition écologique (Ademe). En effet, si le montant du devis que vous indiquez est trop élevé pour la puissance installée, il vous l’indique. Tout comme la production annuelle correspondant à votre adresse, ce qui vous permet de savoir si vous avez affaire à un professionnel honnête ou pas.

Source : Que Choisir

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2. Colorant alimentaire – L’érythrosine, un additif controversé

Qu’ont en commun un cocktail de fruits en conserve, une brioche aux fruits confits et une glace plombières. Réponse : des cerises bien rouges, traitées à l’E127. Cet additif alimentaire appelé aussi érythrosine est un composé de synthèse contenant de l’iode, utilisé comme colorant rouge.

Aux États-Unis, Consumer Reports et plusieurs associations de défense de la sécurité ont adressé une pétition à la FDA, l’Agence de sécurité sanitaire américaine, exigeant l’interdiction de cet additif dans les produits alimentaires. L’argumentaire est simple et imparable : la FDA elle-même a interdit l’érythrosine dans les cosmétiques et les médicaments appliqués sur la peau, il y a 30 ans, en raison de risques d’allergie et de perturbations de la thyroïde (inductions de cancer chez les rats).

En France, l’usage alimentaire est très restreint : il n’est autorisé que pour les cerises. En revanche, on trouve de l’érythrosine dans de très nombreux médicaments, par exemple pour colorer les gélules en rouge. L’E127 est ainsi présent dans une vaste gamme de spécialités, parfois d’usage courant comme des gélules de 500 mg de paracétamol ; pas moins de 180 spécialités en contiennent !

Pour le débusquer, regardez la liste des excipients (désignés parfois comme "autres composants" ») dans la rubrique "contenu de l’emballage" de la notice. Vous y découvrirez peut-être aussi du dioxyde de titane, autre additif alimentaire et autre colorant (blanc pour sa part), aussi soupçonné d’être cancérogène, qui a été banni des aliments mais n’est toujours pas interdit dans les médicaments.

En termes de précaution sanitaire, les produits de santé sont parfois plus mal lotis que les bonbons.

Source : Que Choisir

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3. « Sans sucres ajoutés » – Gerblé et Karéléa mentent sur leurs emballages

La réglementation européenne interdit aux produits contenant des édulcorants de se déclarer "sans sucres ajoutés". Que Choisir a pourtant identifié une trentaine de produits de marques très connues qui portent cette allégation de manière trompeuse. À croire que le sentiment d’impunité est total.

Gerblé (groupe Nutrition & Santé) et Karéléa (groupe Léa Nature), 2 grandes marques spécialisées dans le marketing "diététique" et les produits allégés, ont ainsi fait un choix radical : celui d’ignorer ostensiblement un règlement européen parfaitement clair. Une trentaine de biscuits, gâteaux, pâtes à tartiner ou encore tablettes de chocolat intégrant des édulcorants se présentent en effet comme "sans sucres ajoutés", alors que la réglementation européenne de 2006 est sur ce point très claire : l’allégation "sans sucres ajoutés" […] ne peut être faite que si le produit ne contient pas de […] denrée alimentaire utilisée pour ses propriétés édulcorantes ».

Que d’aussi gros groupes industriels ignorent la réglementation européenne sur les allégations nutritionnelles semble difficile à croire. D’autant plus que le non-respect de cette règle par d’autres marques (Canderel, Dukan, …) avait déjà été dénoncé, en 2018, Si les entreprises alors pointées du doigt semblent rentrées dans le rang, d’autres tentent donc encore leur chance, 5 ans après.

Contactés, ni les fabricants ni les services de la répression des fraudes (DGCCRF) n’ont souhaité commenter.

Source : Que Choisir

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4. Détachants textiles – Que valent le vinaigre et le bicarbonate ?

Le test "Détachants pour textiles" réalisé par Que Choisir comprend, outre des produits achetés en magasin, 2 préparations à base l’une de vinaigre, l’autre de bicarbonate, élaborées selon des recettes trouvées sur le web.

Que valent ces produits maison, par ailleurs plébiscités sur le web par les consommateurs ?

Le linge a été traité avant lavage, le produit étant appliqué sur les taches en respectant un temps de pose :
➢ 5 minutes pour la préparation au vinaigre (1 volume d’eau pour 1 volume de vinaigre) ;
➢ 30 minutes pour le bicarbonate (1 volume d’eau pour 3 volumes de bicarbonate).

Les résultats sont décevants. Le vinaigre a une action sur les taches grasses (il reste cependant moins efficace que du savon ménager) et sur le vin rouge ; le bicarbonate n’enlève correctement que les taches de sang vieilli.

Face à une aussi piètre concurrence, les fabricants de détachants n’ont pas à s’inquiéter.

Source : Que Choisir

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5. Feux de cheminée – Interdits en métropole de Lyon

Les cheminées à foyer ouvert sont peu efficaces et très polluantes. Malgré cela, elles restent autorisées dans les grandes agglomérations.

Sauf sur le territoire de la métropole de Lyon, ainsi que dans 167 communes des départements de l’Ain, de l’Isère et du Rhône (1), et ce depuis le 1er avril 2023.

C’est une avancée importante pour la qualité de l’air. En période de chauffe, ces cheminées sont responsables à 50 % des émissions de particules fines mesurées dans le Grand Lyon. Les jours de froid intense, avec une température de -5 °C, le chauffage au bois y est même à l’origine de 80 % de cette pollution.

(1) Communautés de communes suivantes : Est Lyonnais, Pays de l’Ozon, Miribel et Plateau, Vienne Condrieu, Entre Bièvre et Rhône, Vallée du Garon, la Côtière à Montluel, Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné.

Source : Que Choisir

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6. Rénovation énergétique – La fraude massive confirmée

La rénovation énergétique fait l’objet de nombreuses plaintes : plus de 10 000 enregistrées en 2022 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Les fraudes concernent principalement les propriétaires de maisons individuelles, ainsi que les travaux les plus aidés par les pouvoirs publics, à l’instar des travaux à 1 € financés par les certificats d’économie d’énergie.

Selon la DGCCRF, « le phénomène est massif et difficile à endiguer car il est très adaptatif. Les actions de contrôle se renforcent d’année en année et les dispositifs d’aides s’adaptent, mais les fraudeurs ont beaucoup d’imagination et parviennent toujours à les contourner ». Les recours restent quasi impossibles, les malfrats s’organisant pour diluer les responsabilités. Interviennent d’abord les sociétés purement commerciales chargées de convaincre les clients, puis les professionnels en charge des travaux ; quant aux donneurs d’ordre, ils se trouvent souvent à l’abri à l’étranger.

Rien de bien rassurant pour les ménages.

Source : Que Choisir

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7. Nécessité d’autorisation de la mairie pour toute location ou sous-location saisonnière

Faute d’autorisation de la mairie, un propriétaire et/ou un locataire peut/peuvent être condamné(s) en cas de location ou sous-location saisonnière comme a pu en juger la Cour de cassation, décision contribuant à la lutte contre le développement des locations touristiques de type Airbnb.

L’article L. 631-7 du Code de la construction et de l'habitation (conforme au droit de l’Union) impose aux loueurs de locaux destinés à l’habitation (1) l’obtention d’une autorisation municipale en cas de location à titre touristique, ce type de location constituant un changement d’usage (2).

Cette autorisation formelle est requise même si le bail de location en prévoyait ce principe en sous-location ; dans ce dernier cas, même si c’est au propriétaire de l’obtenir, le sous-loueur doit s’assurer de son existence pour échapper à une amende.

L’amende civile encourue par le propriétaire ou le locataire sous-loueur peut atteindre 50 000 € par local.

(1) Pour les communes de plus de 200 000 habitants et celles des départements 92, 93 et 94.
(2) Le fait de louer un local meublé destiné à l'habitation de manière répétée pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile constitue un changement d'usage.

Source : Que Choisir

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8. Résilier devient plus facile

La galère pour résilier un service pourrait trouver son épilogue le 1er juin 2023 après la publication de 2 décrets d’application de la loi du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat.

Si s’abonner à un service en un clic est facile, il en est tout autre pour une résiliation. En effet des procédures complexes et obscures sont en général imposées en toute conscience par les entreprises pour toute désinscription. Contacts téléphoniques imposés ou préalables, saturation du service concerné, imprimé non transmis ou sous un délai excessif, bogues dans le défilement d’écrans, lettre recommandée avec accusé de réception, autant d’obstacles pour faire échouer votre demande ou la retarder, au risque d’arriver trop tard. Sans compter les pièges tendus consistant à réinitialiser ou prolonger une durée d’engagement lors de la simple suppression d’une option ou l’acceptation d’un geste commercial suite à un problème rencontré.

La règle est de garder traces de toutes ses démarches pour constituer des éléments de preuve de toutes les actions engagées en cas de contestation ou réclamation ; ils seront très utiles, notamment en cas de révocation d’un mandat SEPA (prélèvement automatique) permettant de stopper tous prélèvements non justifiés ou non maîtrisés ; ne pas se laisser impressionner en cas de menaces d’huissier, de sociétés de recouvrement sachant qu’aucune saisie ne peut être engagée sans la condamnation préalable d’un tribunal.

La loi du 16 août 2022 prévoit en effet la possibilité de révoquer un contrat en ligne, sur de nombreux sites, par un accès « facile, direct et permanent », avec application au plus tard au 1er juin 2023, y compris pour les contrats signés en magasin.

Un premier décret publié le 17 mars fixe les modalités pour les contrats d’assurance et un second le sera dans les prochaines semaines pour les autres services.

Source : Que Choisir

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9. Demandez le ticket !

Après un premier report du 1er janvier au 1er avril, le gouvernement a repoussé une nouvelle fois, par décret du 31 mars 2023, au 1er août la fin de l’impression automatique des tickets de caisse.

Il y a là volonté de permettre aux consommateurs d’avoir une meilleure conscience de leurs dépenses pour une maîtrise de leur budget en cette période inflationniste.

Outre la pression des associations de consommateurs dont UFC-Que Choisir contre le principe même de cette suppression, les tickets peuvent émettre plus de gaz à effet de serre que sa version papier contrairement à l’argument avancé (« Greenwashing » ?). Seule leur demande d’un maintien pour les opérations annulées et pour ceux mentionnant les durées de garanties a été concédée ; a contrario, le principe d’une demande systématique de choix au consommateur a été rejeté.

Après cette nouvelle échéance un simple affichage évoquera la possibilité de l’émission d’un ticket papier comme preuve d’achat, seulement sur demande expresse du client.

Encore faut-il que les enseignes jouent le jeu, ce qui n’est pas gagné. Un directeur de moyenne surface interpelé à ce sujet par un de nos bénévoles après parution du nouveau décret se retranche derrière une inertie de la mise à jour des logiciels de caisse ; une mauvaise fois manifeste car un affichage papier aux caisses faisait encore état de la suppression des tickets papier dès le 14 mars et aucune directive n’avait été donnée aux caissières pour le maintien de leur émission systématique. Cette attitude cache-t-elle d’autres motivations ?

Source : Que Choisir

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10. Pneus durables – La sécurité à la peine sur route mouillée

Composé d’environ 200 matériaux, le pneu est un produit très technologique qui doit répondre à de multiples contraintes : adhérer à la route, être étanche, évacuer l’eau sur chaussée mouillée, résister à la déformation et à l’usure, transmettre la puissance du moteur et celle du freinage... Autant de critères qui demandent des compromis lors de sa fabrication, challenge d’autant plus difficile que la surface de contact d’un pneu avec la route équivaut à celle de la main.

Les fabricants commencent à commercialiser des gammes de pneus "durables", qui battent des records en terme de longévité, selon les tests de Que Choisir :
➢ le e.Primacy de Michelin 71 500 km, mais avec des faiblesses de sécurité sur route mouillée ;
➢ le Primacy 4+ de Michelin 61 400 km, mais plus performant globalement que le e.Primacy ;
➢ l’ultraContact de Continental 55 900 km, mieux classé pour ses performances globales.
➢ le Premium Contact 6 de Continental 49 700, encore meilleur globalement que l’ultraContact.

Dans l’ensemble le gain de longévité de ces pneus reste insuffisant pour justifier la dégradation des performances, notamment sur route mouillée.

Voir les résultats des tests de longévité de Que Choisir pour une cinquantaine de pneus.

Source : Que Choisir

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11. Poissons panés – Maintenant en version sans poisson !

Le rayon des alternatives végétales ne cesse de s’étendre. Dernière nouveauté : des imitations de poissons panés. Intéressant pour la planète et les animaux… mais beaucoup moins pour la santé.

Après les faux fromages, faux lardons, fausses saucisses ou encore faux steaks hachés, voici venus les faux poissons panés, aux recettes 100 % végétales, lancés récemment en France par l’entreprise espagnole Heüra et la bretonne Onami Foods. Ces produits sont déjà commercialisés dans certains magasins Carrefour et Monoprix.

Que Choisir a testé ces préparations :
➢ côté dégustation, le résultat est très variable : la texture gluante des filets panés d’Heüra laisse franchement à désirer, tandis que les imitations d’Onami Foods (nuggets de poisson et filets panés) ont semblé bluffantes ;
➢ sur le plan nutritionnel, aucune référence n’est recommandable : on trouve dans chacun de ces produits des concentrés de fibres et de protéines, caractéristiques des produits ultratransformés que les autorités de santé recommandent de limiter, ainsi que des quantités non négligeables d’huile et de sel.

Il existe en supermarché quelques références de vrais poissons panés aux recettes relativement saines, qui ont pour elles l’avantage de contribuer aux deux portions hebdomadaires de poisson recommandées par l’agence nationale Santé publique France. Seuls ceux qui ont choisi, pour des raisons éthiques, de se passer de toute chair animale trouveront donc un intérêt à ces imitations végétales.

Source : Que Choisir

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12. Reconduction du bail – Le locataire peut exiger le respect du seuil de décence énergétique

Depuis le 1er janvier 2023, les logements dont le diagnostic de performance énergétique (DPE) est classé G+ sont interdits à la mise en location. Mais qu’en est-il en cas de reconduction tacite du bail ?

Le ministère de la Transition écologique rappelle d’une part que selon la loi le propriétaire n’a pas obligation de fournir " proactivement" un DPE à son locataire lors de la reconduction tacite du bail, mais que le locataire « est en revanche en droit d’exiger un DPE valide lors d’une reconduction tacite pour pouvoir justifier du respect du critère de décence ». Concrètement, le bailleur n’a pas à le fournir spontanément lors de la reconduction tacite du contrat, mais il doit le fournir si le locataire le lui demande.

Pour qu’un logement soit considéré comme décent, la loi prévoit des seuils minimums de performance énergétique de plus en plus exigeants. Pour être proposé à la location ou tacitement reconduit, un logement devra :
➢ à partir de 2025, appartenir aux classes A à F du DPE ;
➢ à partir de 2028, appartenir aux classes A à E du DPE ;
➢ à partir de 2034, appartenir aux classes A à D du DPE.

Bon à savoir :
➢ bien que la durée de validité du DPE soit de 10 ans, ceux réalisés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017 sont uniquement valides jusqu’au 31 décembre 2022, et ceux réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 jusqu’au 31 décembre 2024 ;
➢ depuis le 24 août 2022, les loyers des logements en cours de location dont le DPE affiche une étiquette F ou G sont gelés : interdiction est faite au bailleur de réviser annuellement le loyer en cours de bail en appliquant l’indice trimestriel de révision des loyers (IRL) à la date anniversaire du contrat.

Source : Que Choisir

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Ont participé à cette édition : Michel Boutard, Pierre Doré, Michel Fregonara et Chantal Roleau.