Lettre mensuelle d'information des adhérents - N° 132 - septembre 2021

Nous vous rappelons que l'assemblée générale ordinaire de votre association
se tiendra le Vendredi 10 septembre 2021
Espace Jean Couty, 1 rue de la Pépinière Royale, Lyon 9e
Plus d'infos (horaire, modalités et plan d’accès, ordre du jour, pouvoirs) en suivant ce lien
SOMMAIRE
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1. Prix des lunettes : entente sur les prix sanctionnée

L’Autorité de la concurrence vient de sanctionner par de lourdes amendes dans le domaine de l’optique plusieurs grandes sociétés de luxe et pas des moindres, puisque Chanel et LVMH font partie du lot.

Leurs torts : avoir imposé entre 2005 et 2014 une entente avec plusieurs distributeurs, dont Afflelou et Krys, pour limiter les remises sur leurs montures et lunettes de soleil ou avoir empêché leur commercialisation sur internet. Le tout au détriment des consommateurs qui, décidément en France, paient cher le luxe de vouloir voir clair.

Le montant total de l’amende s’élève à près de 126 millions d’euros, dont la quasi-totalité va à la société Luxxotica premier fournisseur mondial et européen de lunettes, qui détient les marques Oakley, Persol et Ray-Ban, et qui gère sous licence de grands noms du luxe, comme Dolce and Gabbana, Emporio Armani, Miu Miu, Prada, etc.

Les distributeurs avec qui les marques et Luxxotica se sont entendues sont des grands noms : figurent dans la liste Afflelou, Grand Vision, Krys, et Optical Center, dont les enseignes sont présentes sur l’ensemble du territoire.

Source : Que Choisir

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2. Bien-être animal : fin du broyage des poussins et de la castration sans anesthésie des porcelets

Le ministre de l’Agriculture a confirmé la fin du broyage des poussins mais également l’interdiction de la castration sans anesthésie des porcelets dès le 1er janvier 2022.

S’il faut encore attendre la signature du décret d’application, le ministère a néanmoins précisé les échéances pour la filière des poules pondeuses : « Au 1er janvier 2022, tous les couvoirs devront avoir installé ou commandé les machines de sexage in ovo, permettant de mettre fin à l’élimination des poussins mâles à la fin de l’année prochaine. Toutes les machines devront être installées et fonctionner dans tous les couvoirs en 2022. » Ces machines déterminent le sexe de l’embryon dans l’œuf, permettant l’élimination précoce des œufs mâles avant la naissance des poussins.

Pour activer la mise en place de cette technologie, opérationnelle depuis quelques années seulement et pour laquelle il manquait de fabricants de machines, un effort de 10 millions d’euros d’investissements publics a été réalisé. Le surcoût ne devrait être que de 1 centime par boîte d’œufs, une dépense indolore pour les consommateurs sensibles aux questions de bien-être animal.

La France et l’Allemagne ont collaboré pour la mise au point de cette technique de sexage in ovo. Les deux pays devraient porter conjointement une proposition de réglementation pour interdire broyage et gazage au niveau de l’Europe, pour laquelle les règlements sur le bien-être animal seront tous revus à horizon 2023, dans le cadre de la stratégie « De la ferme à la table » de Bruxelles.

La castration de porcelets sous anesthésie
La filière avicole n’est pas la seule à devoir se conformer à de nouvelles exigences en faveur du bien-être animal. Les éleveurs porcins auront l’obligation de réaliser la castration des porcelets sous anesthésie locale dès le 1er janvier 2022. Là aussi, cette technique se traduira par des hausses des coûts d’environ 2 à 5 € par porc, selon la méthode choisie (castration chirurgicale ou immunocastration).

Source : Que Choisir

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3. Paiement par coupons PCS : gare aux arnaques

Les coupons PCS sont des recharges, dont le montant varie entre 20 et 250 €, qui servent à alimenter une carte prépayée. Ce sont des moyens de paiement intraçables qui permettent de faire des achats sans dévoiler ni coordonnées bancaires ni données personnelles. Mais leur discrétion en fait aussi un formidable outil pour les cyber-escrocs, qui n’ont plus qu’à créditer des cartes ou retirer des espèces dans des distributeurs à l’étranger, et ce en toute impunité.

Les affabulations invoquées pour ces arnaques sont nombreuses et variées :
➢ le proche en situation d’urgence ;
➢ la location à un prix alléchant, qu’il faut réserver au plus vite. Dans ce cas précis, le dossier de location envoyé par la victime va en outre permettre à l’escroc d’usurper son identité ;
➢ l’arnaque à la romance, où de faux profils séduisent des internautes en quête d’une relation ;
➢ le chantage aux images compromettantes ;
➢ le chantage à l’ordinateur bloqué ou infecté…

Méfiance donc, dès lors qu’un inconnu vous demande un paiement via les coupons PCS. S’il s’agit d’un soi-disant proche, prenez la peine de le contacter pour vous assurer que vous avez bien affaire à lui.

Pour s’informer Cybermalveillance.gouv.fr
Pour signaler internet-signalement.gouv.fr

Source : Que Choisir

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4. Hypertension : certains médicaments peuvent faire monter la pression

On le sait peu, mais plusieurs médicaments augmentent la pression sanguine. Il s’agit des antidépresseurs, des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des corticostéroïdes, de certains antimigraineux, contraceptifs oraux, ou traitements de la maladie de Parkinson. Parmi les médicaments en vente libre, on trouve les anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène (Advil, Nurofen, etc.) et les décongestionnants nasaux utilisés en cas de rhume (Advil Rhume, Dolirhume, etc.).

Il est conseillé aux personnes souffrant d’hypertension artérielle d’éviter ces médicaments, d’autant que dans la plupart des cas il existe des alternatives. Ne pas hésiter à demander conseil au pharmacien, ou à vérifier avec le médecin la liste des traitements en cours.

Source : Que Choisir

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5. Huiles d’olive : des tromperies récurrentes

Les résultats des analyses effectuées récemment par Que Choisir sur 26 huiles d’olive révèlent que 16 d’entre elles ne méritent pas la qualification "vierge extra" mentionnée sur l’étiquetage et sont donc déclassées en simple "vierge".

Un score jamais atteint lors de précédents bancs d’essai (à titre d’exemple, 5 huiles déclassées sur 25 en 2019, 6 sur 15 en 2017, 8 sur 28 en 2015). Le phénomène n’est donc pas nouveau mais, fait inquiétant, il semble s’aggraver d’année en année. Que Choisir n’est pas le seul à faire ce constat. Selon les tests effectués récemment par le magazine italien Il Salvagente sur une quinzaine de produits, près de la moitié n’était pas, en réalité, de qualité supérieure.

Si la consommation de ces produits déclassés ne présente pas de risque pour la santé, l’usurpation de la qualification "vierge extra" met à mal la crédibilité d’une mention supposée garantir un produit haut de gamme.

Pour information, l’huile d’olive vierge extra doit être exempte de tout défaut gustatif et présenter, entre autres paramètres physicochimiques, un taux d’acidité oléique (indice d’oxydation) inférieur à 0,8 %, alors que l’huile d’olive vierge peut présenter quelques légers défauts et son taux d’acidité oléique peut aller jusqu’à 2 %.

Source : Que Choisir

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6. Somnifères : leur prise au long cours n’est pas efficace

Difficultés d’endormissement, éveils nocturnes fréquents et insomnies du petit matin, c’est le lot infernal des insomniaques. Les médicaments permettent-ils de réduire ces troubles ?

Les résultats d’une étude récemment publiée, fondée sur le suivi médical de femmes ayant été traitées par des somnifères pendant 2 ans, comparées à un autre groupe de femmes non traitées de même profil, ont révélé une qualité de sommeil équivalente pour les 2 groupes.

Ces données confortent les recommandations médicales actuelles : les médicaments pour dormir (benzodiazépines et apparentés) sont une aide ponctuelle, mais en raison de leur inefficacité à long terme et de leurs effets indésirables leur usage doit être aussi court que possible, et ne pas dépasser un mois.

Source : Que Choisir Santé

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7. Assurance habitation : les tarifs continuent de galoper

2021 marque un nouveau tour de vis sur les tarifs de l’assurance multirisque habitation (MRH).

On aurait pourtant pu s’attendre à une stabilité des prix après une année 2020 qui aura vu le nombre de sinistres (notamment les cambriolages et incendies) reculer de 4 %, selon la Fédération française de l’assurance. Il n’en est rien au regard des tarifs 2021. La hausse des cotisations est en effet de 2 % en moyenne à partir d’une étude sur les 20 assureurs majeurs du marché, sur 6 profils de ménages et 5 villes.

Il s’agit d’un mouvement de fond, puisque 80 % des assureurs ont majoré leurs tarifs cette année.

Les raisons ? Moins nombreux, les sinistres seraient toutefois plus onéreux à indemniser, notamment suite aux catastrophes naturelles (inondations, sécheresses, tempêtes, etc.). Une facture estimée entre 1,35 et 1,65 milliard d’euros pour 2020 par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le gendarme du marché financier.

Ce n’est pas tout : les assureurs calent aussi leurs tarifs sur l’indice de la Fédération française du bâtiment, qui détermine le prix de revient d’un immeuble moyen à Paris, un indice qui ne cesse de grimper chaque trimestre.

Source : Que Choisir

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8. Achats hors de l’UE : des hausses de prix à prévoir

Depuis le 1er juillet, 2 réformes sont entrées en vigueur :
➢ tous les achats, quelle que soit leur valeur, doivent être déclarés en douane. Auparavant, n’y étaient soumis que ceux dont la valeur excédait 150 € ;
➢ tous les articles importés dans l’Union européenne sont soumis à la TVA du pays de destination, y compris ceux dont la valeur est supérieure à 22 €, ainsi que les cadeaux et échantillons, qui en étaient exemptés jusque-là. Sur ces produits, une hausse de prix pouvant aller jusqu’à 20 % est à prévoir.

Les plateformes internet et les market places sont incitées à prélever directement la TVA auprès de leurs clients lors de l’achat, et à la reverser aux États membres par le biais d’un "guichet TVA unique". Un système plus transparent pour le consommateur, qui devrait lui éviter la mauvaise surprise des frais supplémentaires à la livraison…

Source : Que Choisir

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9. Dépannage sur autoroute : nouvelle augmentation des tarifs

En cas de panne sur autoroute ou voie express, on n’a pas le libre choix du dépanneur, seuls les professionnels agréés par les pouvoirs publics peuvent intervenir. En contrepartie de cette obligation, les tarifs sont réglementés chaque année par arrêté ministériel.

Depuis fin juillet, les tarifs forfaitaires de base sont de :
➢ 132,70 € TTC pour un véhicule dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est inférieur à 1,8 tonne ;
➢ 164,09 € TTC pour les véhicules dont le PTAC est supérieur à 1,8 tonne et inférieur à 3,5 tonnes. Ils s’appliquent pour les interventions réalisées du lundi au vendredi, entre 8 h et 18 h. Le forfait majoré, qui correspond au tarif de base augmenté de 50 % (soit respectivement 199,05 € et 246,13 €), s’applique du lundi au vendredi, entre 18 h et 8 h, ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés.

L'information sur les tarifs doit être affichée dans la cabine du véhicule de dépannage. De plus, après le dépannage ou l'évacuation du véhicule, le dépanneur doit vous remettre une facture indiquant les prestations fournies ainsi que leur prix.

Les 4 types d’intervention possibles sont :
➢ le dépannage sur place ;
➢ le remorquage du véhicule et son dépannage sur une aire de repos ;
➢ le remorquage du véhicule jusqu'à l'atelier du dépanneur ;
➢ le remorquage du véhicule vers un lieu choisi par l'automobiliste.
Suivre ce lien pour plus de détails sur ces opérations et leur tarification, et sur les prestations éventuelles hors forfait dont le tarif est libre.

L’appel du dépanneur peut s’effectuer soit par les bornes d’appel d’urgence, soit via les applications gratuites sur smartphone développées par les sociétés autoroutières, soit en contactant l’assistance de votre assureur.

En cas de litige, il faut s’adresser au Service national des enquêtes, Cellule nationale des contrôles sur autoroutes (CNCA), 59 boulevard Vincent Auriol, Télédoc 032 75703 Paris CEDEX 13 (courriel : sne@dgccrf.finances.gouv.fr).

Vous pouvez également signaler votre problème ou votre difficulté à la DGCCRF sur le site gouvernemental SignalConso.

Sources : Le Particulier & Que Choisir

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Responsable de rédaction : Michel Fregonara
Ont participé à cette édition : Michel Boutard, Michel Fregonara et Chantal Roleau.